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Histoire des Cowboys - Episode 1

Publié le par westerncountrydance47

Histoire des Cowboys - Episode 1

 

 

 

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Bonjour,....  

 Allez, suivez moi,  je vous explique le monde du Western .....

ça commence par : il était une fois .................................. 

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Histoire des Cowboys


Le Cow-boy ( de l'Anglais cow, vache et boy, garçon ) est un garçon de ferme s'occupant du bétail dans l'Ouest des Etats-Unis . Cette profession dérive de celle de vaquero, en vogue au Nouveau Mexique aux XVIe siècle et XVIIe siècle, mais se distingue de ce simple travail d'ouvrier agricole . En effet, au XIXe siècle les élevages de l'Ouest alimentaient l'ensemble du pays, le cow-boy avait donc pour mission de conduire les bêtes à travers le sud des Grandes Plaines en l'absence de chemins de fer . Cette transhumance, qui cessa aux allentours de 1890, a donné du cow-boy une image onorifique d'homme libre, solitaire, et normale en certains points éloignés de la réalité . A la fin du XIXe siècle et tout au long du XXe siècle, de très nombreux romans et films prirent pour héros des cow-boys courageux, cavaliers émérites et tireurs d'élite prêt à dégainer face aux indiens pour sauver la veuve et l'orphelin . C'est ainsi que le cow-boy s'est transfotmé en un personnage mythique, incarnant les valeurs américaines, et rejoignant au coeur de l'identité du pays l'oncle Sam .


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L'époque Espagnole 


Au XVIe siècle, les conquistadors espagnols explorent les régions situées au nord de la Nouvelle-Espagne et les colonisent à partir du XVIIe siècle. Lors des expéditions du Sud-Ouest américain appelé alors " Nouveau Mexique", notemment lors de l'expédition de Francisco de Coronado en 154O, des bovins s'échappent et retournent à la vie sauvage. Des chevaux espagnols retournent aussi à la liberté : Ce sont les mustangs. Lorsque les Espagnols s'installent au Nouveau-Mexique, au Texas puis en Californie, ils introduisent l'élevage d'animaux jusqu'ici inconnus des Américains (moutons, boeufs,chevaux). Les missions franciscaines espagnoles pratiquent un élevage extensif, avec l'aide des Américains .

Les grands propriétaires mettent les troupeaux de bovins sous la surveillance de vaqueros, des ouvriers agricoles montés sur des chevaux. Ils rassemblent les bêtes au cours du rodear et portent un costume adapté à leur activité : un sombrero pour les protéger du soleil, un bandana pour ne pas respirer la poussière, des jambières et des éperons pour monter à cheval et un lasso afin de capturer les animaux .

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La période Mexicaine 1821 - 1848 

Avec la fin de la domination espagnole et le départ des propriétaires des ranchos, les troupeaux se sont retrouvés à l'état sauvage : un cheptel disponible existe donc à l'Ouest. En 1820, lorsqu'arrivent les premiers colons, la région du Texas actuel compte près de de 3,5 milions d'animaux disponibles, les longhorns, surtout situés au Sud où les pâturages sont nombreux et parfois permanents .

En 1832, le Mexique ordonne la discution des missions et le partage de leurs terres, qui vont plus souvent aux colons qu'aux Améridiens. La vente de ces vastes territoires, appelés ranchos, qui étaient jusqu'alors inhabités, intéresse de nouveaux colons . Ces possessions sont surtout utilisés pour l'élevage du bétail par les rancheros, leurs dirigeants, qui sont aidés par les convertis américains des misions. Une élite se forme parmi ces rancheros et prend rapidement de l'importance au sein de la province mexicaine .

Des Américains essaient une première fois de tirer profit de ces animaux, mais pour cela il faut des hommes capables de gérer le bétail : si on les appelle encore les vaqueros, le nom anglais "cow-boy" apparu sur la côte atlantique du pays à la fin du XVIIIe siècle, se diffuse peu à peu en Amérique du Nord. Ils commencent à mener les bêtes à destination des centres de consommation du Missouri ou de la Nouvelle-Orléans. Avec l'indépendance du Texas en 1836, les " rancheros" deviennent " ranchs " , il faut trouver des débouchés à cette viande : on ouvre de nouvelles pistes, qui conduisent les animaux jusqu'au port de la Nouvelle-Orléans en Louisiane. Cependant, les troupeaux transmettent une maladie très grave et contagieuse, la Texas Fever ( Fièvre du Texas ) qui contamine en 1852-1853 le bétail des fermiers. Dès lors, ces derniers font tout pour s'opposer au passage des troupeaux sur leurs terres, souvent fusil à la main .

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Le cow-boy et la conquète de l'Ouest 1848 - 1890

La période qui s'écoule de la défaite mexicaine à la fermeture de la Frontière marque l'apogée du monde de vie des cow-boys. Lors de la ruée vers l'or, de nombreux hommes arrivent en Californie puis dans tout l'Ouest américain. Cet afflux provoque un accroissement de la demande en viande , mais après une tentative réussie de mener les bètes à Denver, la guerre de Sécession ( 1861-1865 ) emporte l'élevage dans la tourmente .

Alors que les cow-boys texans, puis les rancheros sont mobilisés, la terrible sècheresse de 1862-1863 décime les troupeaux livrées à eux-mêmes. Au départ, l'Armée sudiste se nourrit de ce bétail, mais le blocus du Mississipi à l'automne 1863 coupe le dernier débouché des éleveurs qui doivent brader leurs bêtes au Mexique contre le ravitaillement. A la fin de la guerre, le Texas est ruiné, mais bien vite le troupeau se reconstitue : en 1865-1866, 5 millions de bêtes sont à nouveau disponibles .

Au début des années 1860, l'immigration des Etats-Unis conduisent au développement du marché de la viande bovine, surtout sur la côte Est . De plus, les habitudes alimentaires changent, et la consommation de boeuf remplace peu à peu celle du porc considéré comme un plat de pauvres. Les médecins de l'époque encouragent la population à manger du boeuf. Enfin, il faut pouvoir nourrir les soldats et les Amérindiens de l'Ouest. Le bétail de l'Est ne suffit plus à approvisionner les grands centres où la viande pourrait trouver des débouchés, et les grands abattoirs de l'Est ( Cincinnati, Chicago ) ont besoin de matières premières. Or le Texas peut répondre à cette demande : seulement, l'acheminement des bêtes reste problématique. Des tentatives ont étés menées 50 vers Chicago. Saint Louis et même New York, mais les résultats furent décevants. Dans le cas de l'une d'elles, vers la Californie, les animaux n'arrivèrent jamais à destination .

Un marchand de bestiaux de l'illinois du nom de Joseph Mc Coy, s'en rend compte et cherche un point d'échanges entre les éleveurs et les acheteurs que l'on puisse joindre sans trop de dangers : il choisit Abilène dans le Kansas, terminus ferroviaire de la Kansa Pacific Railroad. Il passe un contrat avec la compagnie, puis développe alors autour de la ville toutes les infrastructures nécessaires à la vente et à l'embarquement des bêtes à bord du train qui les conduira vers l'Est : en 1867, les premiers wagons chargés de boeufs partent pour Chicago. Cependant, il reste à amener les bêtes de leur point d'origine jusqu'à cette gare, soit un parcours de près de 1000 kilomètres vers le Nord : c'est là le début de l'aventure qui a rendu célèbre les cow-boys, la grande transhumance .

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La Transhumance

Le drive dure entre cinq et treize semaines selon la route empruntée et les imprévus : de San Antonio à Abilène, il fallait en moyenne 90 jours du Texas au Wyoming près de six mois .
Avant d'emmener les bêtes vers leur dernière destination, elles sont regroupées, triées puis marquées et les veaux castrés au printemps .
Les animaux non marqués sont appelés " mavericks " .

Le cow-boy utilise alors son lasso pour attraper les animaux selon les techniques héritées des vaqueros .
Cette étape, le round-up, dure plusieurs semaines, car il faut rassembler plusieurs milliers de bêtes sur un territoire très étendu ( jusqu'à 4000 à 5000 miles carrés )

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La Transhumance = Le Voyage



Une fois le round-up terminé, c'est le départ . Il faut souvent quelques jours pour que les animaux démarrent le temps qu'ils s'habituent à leurs meneurs . Il va falloir faire avancer une masse mouvante et imprévisible composée d'environ de 3000 bêtes, qui s'étire sur des kilomètres de long et souvent quelques centaines de mètres de large, le tout pas trop vite pour ne pas les fatiguer, mais pas trop lentement non plus afin d'éviter leur dispersion .
La distance parcourue varie de 20 à 40 kilomètres par jour. Le chemin est guidé par les points d'eau où l'on peut s'arrêter pour faire paître le troupeau. Il existe deux pistes principales : la Old Chisholm Trail " route des rivières " et la Western Trail, plus à l'Ouest qui passe par Dodge City .

L'équipe est constituée d'une dizaine de cow-boys dirigés par un chef, le boss " chef de piste " . ce dernier est responsable du troupeau, et il doit contenir les débordements d'humeur de ses hommes que la pénibilité et la monotonie du travail rendent bien souvent agressifs. Il connaît la piste, les points d'eau et les passages à gué. A celà s'ajoutent le cuisinier et le guide indien qui ouvrent la route avec un peu d'avance .

La piste ne manque pas de dangers, mais les plus grands risques ne sont pas toujours ceux auquels on s'attend. Le risque indien tant exploité par le cinéma existe, mais il est de très loin moins fréquent et moins grave que les problèmes liés aux troupeau lui-même . Souvent, le don d'une bête comme péage pour la traversée d'une réserve apaise bien des querelles .

Les voleurs de bétails ou les fermiers irascibles posent parfois problème, mais en fait, le grand danger que craint le cow-boy survient lorsque la nuit tombe. Dès lors, une attention de tous les instants devient nécessaire afin d 'éviter un drame. En effet, le moindre cliquetis, le moindre hurlement de coyote ou un orage ( très violent dans les Grandes Plaines ) peut faire peur au troupeau : c'est alors la grande crainte des cow-boys, le troupeau fonce droit devant lui: c'est le stampede. Il vaut mieux alors ne pas être sur son chemin, et passer d'un enfer à l'autre ) selon l'expression du temps. On essaie alors de calmer le troupeau par un vaste mouvement circulaire. Lors d'un orage près de Dodge City, un trail boss explique qu'il fallut une semaine pour retrouver les bêtes. Un autre, E.C.Abbott, raconte qu'en 1882, "il y eut un orage qui tua quatorze têtes de bêtail, six ou sept chevaux et deux hommes ". Parfois, c'est l'incendie de la prairie qui peut se transformer en drame, ou la foudre qui frappe les cavaliers sur leur monture. La traversée des rivières ou des fleuves prend légalement l'allure d'un défi: parfois, il faut près de trois jours avant que le troupeau ne veuille s'y engager, lorsqu'il ne fait pas demi-tour spontanément. Dans les cours d'eau les plus profonds, les cow-boys nagent devant leurs chevaux, suivis du troupeau, mais un instant d'inattention peut tout faire basculer: nombreuses furent les noyades de bêtes mais aussi celles des hommes qui les accompagnaient. Parfois, à l'inverse, l'eau manque cruellement. Si on ajoute à cela la piqùre mortelle de la sconte hydrophobe ou les attaques des loups, on s'apercoit sans difficulté que le plus grand ennemi du cow-boy, c'est loin l'indien: c'est la nature .

Statue de Charles Goodnigth ( Texas ) au delà de toutes ces péripéties qui font de ce métier une réelle aventure, il y a cependant la routine, les journées à suivre le troupeau dans la poussière, ou sous des pluies torrentielles, avec pour seul horizon la prairie à perte de vue. Pendant la journée, deux " pointeurs " , souvent les cow-boys les plus expérimentés, mènent le troupeau et trouve le chemin : il leur faut éviter les autres troupeaux, les villes et toute chose qui pourrait nuire à la bonne avancé des animaux. Sur les côtés, les flancs-gardes et à l'arrière les drag-riders sont chargés de ramener les égarés, places considérées comme plutôt dégradantes. Le soir, on soigne les chevaux, on coupe du bois puis on prend son tour de garde avant de prendre quelques heures de sommeil. Et le lendemain arrive une journée différente mais pourtant si semblable à la précédente. Les distractions sont inexistantes: en effet, le troupeau prend soin d'éviter les centres urbains et l'alcool est interdit. Parfois, en cas d'alerte, les cow-boys peuvent rester enselle à ch trois jours sans discontinuer pour préserver la sureté du troupeau .

le chuck wagon emmène les provisions: la route est longue et sur les 1000 km, elle ne comporte qu'une seule épicerie. On mange des biscuits, du bacon, du café, des fruits séchés, avec parfois pour améliorer l'ordinaire du gibier ou un boeuf du troupeau que l'on a dù abattre. Avec une nourriture si monotone, le cuisinier n'est pas très bien placé dans le coeur des cow-boys qui dans leurs récits lui donnent une place peu enviable. Cette image s'est perpétuée jusque dans les westerns où il est souvent l'archétype du " pauvre type " .
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La Transhumance = L'arrivée en ville

Enfin, c'est l'arrivé en ville, dans ces "cow-towns" ( ou cattle towns ) à la si mauvaise réputation que sont Abilène, Dodge, City, Ellsworth ou Newton. Ces villes ont servi de base pour les décors des westerns hollywoodiens du début du XXe siècle. Pour les habitants, l'arrivée des troupeaux conduits par les cow-boys est à la fois une aubaine et une source de problèmes. Les cow-boys ont mauvaise réputation, mais ces derniers dépensent la quasi-totalité de leur salaire dans les commerces locaux, ce qui fait vivre une partie de la population locale. Enfin, ces localités fondent leur prospérité économique sur le commerce des troupeaux .

En effet, une fois leurs gages empochés, les cow-boys profitent des facilités offertes sur place : bains chauds, barbier, bottier,chapelier et tailleur . Le saloon permet de mettre un terme aux semaines d'abstinence forcée, et les beuveries dégénèrent souvent en bagarre . Les dancings, les salles de jeu, ou les "maisons de filles" sont également très populaires auprès des nouveaux arrivants .

Ces villes ont très mauvaises réputation: un journaliste de passage à Kansas City en 1870-1880 rapporte qu'après la tombée de la nuit, la terre civilisée connaît peu de spectacles de débauche aussi débridée et éhontée qu'un dancing dans les villes de la frontière . Celle-ci est en partie justifiée: les hommes éméchés provoquent de fréquentes bagarres mais les homicides restent finalement assez rares. A Dodge City, entre 1867 et 1890, on recense 55 homicides, dont une vingtaine par la police elle-même. Dans toutes les villes de bétail, le port des armes à feu est en principe interdit. De plus, les quatiers du jeu et de la prostitution sont nettement séparés des quartiers où vivent les "honnêtes protestants". Les villes minières de l'Ouest sont finalement beaucoup plus violentes que les villes du bétail .

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Hors - Saison

Certains décident de renoncer à cette vie très difficile et rejoingnent les groupes de hors-la-loi, mais finalement les cow-boys ne furent pas plus nombreux à se reconvertir dans le banditisme que d'autres groupes de population. Une seule chôse est sûre: quasiment aucun ne put gagner assez d'argent pour se mettre à son compte: au maigre salaire s'ajoute la précarité de cet emploi qui fait que tout crédit est refusé .

Certains ne retrouvent du travail, le recrutement a lieu au printemps ou à la l'automne. En majorité, ils doivent alors dédier la majorité de leur temps aux soins du bétail, à savoir trouver des points d'eau, le surveiller ou l'abriter en cas de coup dur météorologique. D'autres s'occupent des tâches au ranch, et doivent dresser les chevaux, entretenir les bâtiments ou couper du bois.
Les employés s'entassent dans le bunkhouse, où l'hygiène et l'intimité sont quasi-inexistantes. Le matériel et les vêtements des occupants s'entassent dans la pièce unique.
Pour s'occuper, les cow-boys jouent aux cartes, écoutent des histoires et des chansons, jouent du banjo ou de l'harmonica.
Parfois lorsqu'un d'entre eux est lettré il fait une lecture collective des romans bon marché en attendant le prochain drive. On est loin des aventures trépidentes contées dans les journaux de l'Est .

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Le Cow-Boy aujourd'hui

Le cow-boy "traditionnel" reste indissociable de l'imagerie de la conquête de l'Ouest: c'est sans doute pour cela que l'image que l'on peut en avoir est plus le produit d'un imaginaire collectif que le miroir de la réalité. En effet, au cow-boy aventureux, courageux, défenseur de la veuve et de l'orphelin, on peut opposer la vie routinière et néanmoins risquée d'un simple garçon vacher au service de grands propriétaires. Si l'aventure n'étais pas inexsistante, elle a largement été exagérée dans les multiples récits de la vie de ces personnages. Grâce à une médiatisation massive (développement du cinéma, des grands tirages, etc ...) et surtout aux valeurs qu'il représente, il a pu devenir le symbole que l'on connaît aujourd'hui .

De nos jours encore, le cow-boy fascine, et de nombreux Américains continuent à s'identifier à ces personnages, avec même en premier lieu leurs dirigeants (Georges W Bush dans son ranch, ou Ronald Reagan et sa phrase du 12 Août 1987 " j'ai toujours dit qu'il avait rien de meilleur pour un homme que d'être assis sur un cheval . " ) C'est a dire à quel point le personnage a fondé l'identité américaine.

Bien sûr, il existe toujours un personnel pour garder les troupeaux dans les ranchs, qui conserve le ch, les vêtements et certains accesssoires issus du cow-boy originel. Cependant, les cow-boys actuels sont des employés sédentaires qui n'ont finalement que peu de choses en commun avec les hommes qui arpentaient la piste sur des milliers de kilomètres. Il est à noter que l'on appelle également cowboys les participants des rodéos, qui sont parfois de véritables sportifs professionnels .